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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 03:39

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du  Québec

 

 








 

 

 

 

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 01:02

 

Fraternité de Jérusalem
 à
Montréal
Sanctuaire du très
 Saint Sacremen
t

           Saint du Jour  

 

 

Liturgie des Heures :


I
ntroduction

Au premier office du jour

 

 



Cliquez sur l'image pour visiter le site.



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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 23:27





           
           

 

saint du jour


Présentation Générale

 De la liturgie des heures



Liturgie des HeureS (1)




  OFFICE  DIVIN


OU
  

 
lITURGIE DES HEURES SONT:

ÉCOLE DE PRIÈRE "

 

 

 

Célébrations Complètes & SIMPLIfIÉES

 

Interrogation sur la datE 
ET
LES DIFFÉRENTS OFFICES POSSIBLES

 

 



 Liturgie des heures monastiqueS (2)
   



heures monastiqueS

 

 

                   

 
 

                       LA Tradition monastique communautaire a pris l'habitude de réunir les membres de la communauté à certaines pour chanter les psaumes. 



  
office divin lATIN-FRANÇAIS (3)

 



OFFICE DIVIN

   
  


[
lITURGIE HORARUM]

[lITURGIE DES HEURES]
 




Pour ceux qui aimeraient faire un retour à la lecture de l'Office divin EN LATIN 


la Schola SAINT Maur

 

 

    vous offre LA POSSIBILITÉ DE VOUS INSCRIRE SUR LEUR SITE ET RECEVOIR QUOTIDIENNEMENT LES DIFFÉRENTS OFFICES DU JOUR.


http://www. scholasaintmaur.net./





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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 18:18

 

 

 

     Extraits  de la Revue

 l'Ami de Saint-Benoît-du-Lac 

 

 

  
  Y aurait-il un moine en chacun de nous ? 




    La vie des moines ne laisse personne indifférent. Qui n'est pas fasciné, voire même troublé, par la radicalité de ces chercheurs de Dieu qui s'engagent, en retrait du monde, dans une vie communautaire caractérisée par la stabilité et par le peu d'espace accordé à la vie privée? Que dire du renoncement à fonder une famille dans une relation amoureuse? Par contre, plusieurs leur envient une vie équilibrée autour de la prière, de l'étude et du travail. Dès lors, la différence semble radicale entre la vie des moines et celle des autres baptisés. Plusieurs diront même que le Seigneur ne nous demande pas tant et que, de toute manière, le modèle monastique ne convient pas au laïc qui a pour mission de configurer le monde au Christ.

 Que penser d'une telle perception fort répandue de la vie monastique qui oppose moine et vie chrétienne dans le monde ? À trop vouloir durcir les différences entre le moine et les autres baptisés, ne risquons-nous pas de passer à côté de ce qu'ils ont en commun, voire même de ne pas comprendre le sens de l'engagement du moine et de celui du laïcs?

Problème de définition

 


   Le mot grec monos a deux sens principaux : celui qui est seul et celui qui est un. Selon la première acceptation, le moine désignerait une personne en retrait du monde dans une position de renoncement. Nous pensons ici aux anachorères et aux moines hindoux. Pourtant le retrait n'est pas voulu pour lui-même; Il est dans l'ordre du moyen. Le moine se retire en vue de se faire un. Ce deuxième usage du terme monos nous mène au coeur de l'expérience monacale qui est la recherche de l'unité en Dieu. « Le moine, écrit Pierre Miquel, est moins celui qui vit seul que celui qui tend à être unifié »1.


 

  Le chrétien est monotrope


 

 Augustin a admirablement bien exprimé dans les Confessions (1,1) cette quête de Dieu » Te louer, écrit-il, voilà ce que veut un homme [...] C'est toi qui le pousses à prendre plaisir à te louer parce que tu nous as faits orientés vers toi et que notre coeur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi ». Selon Denis Huerre, o.s.b., » Dieu se donn[e] en chaque être humain un lieu d'intimité pour y demeurer comme vis-à-vis de celui qu'il a créé à son image »2. La Règle de saint Benoît favorise par l'écoute une « mutuelle habitation de Dieu dans l'homme et de l'homme en Dieu ». L'auteur fait dériver du grec menein (demeurer) le mot monè, la demeure. De là, il établit un lien entre ce monè et monos. Il en conclut que « nous pouvons appeler moine, non seulement celui ou celle faisant profession canonique de vie religieuse, mais tout être appartenant au genre humain. Tout homme est un monos, un moine. »


Une agnostique à l'Abbaye 


 L'expérience monastique est-elle accessible aux personnes qui ignorent Dieu? Une jeune étudiante de 21 ans débarque à l'Abbaye avec son sac à dos. Elle y passe trois jours dont deux à jeûner. Elle participe aux offices. À la question de la raison du jeûne, elle répond qu'elle voulait « creuser » en elle. Elle dit que le séjour à l'Abbaye lui a permis de mieux « s'habiter » Pourtant cette jeune femme est agnostique. Que se passe-t-il? Cette femme vit une expérience d'unification intérieure profonde qui produit les fruits de la paix et de la joie. Nous pourrions parler ici de la rencontre du Dieu caché au coeur de soi.

 Des philosophes et des spécialistes de la vie spirituelle, notamment Luc Ferry et à Richard Bergeron, reconnaissent l'existence d'une spiritualité laïque ou spiritualité profane. Selon Ferry, des personnes, qui ne font pas l'expérience d'un Dieu transcendant, ont une vie intérieure très riche; elles vont jusqu'à renoncer à leur bien-être égoïste, voire même à leur vie pour leur enfant ou pour une cause humanitaire.

 L'expérience spirituelle devient cet espace entre soi et soi-même, cette demeure qui permet de s'habiter et d'accueillir l'autre et, éventuellement,Dieu. La fascination devant la beauté d'un enfant ou d'un paysage sont des expériences limites qui nous font sortir de nous-mêmes. La personne y éprouve une émotion qui s'apparente à la crainte de Dieu, notion biblique que Chouraqui traduit par frémissement. Nombreuses sont les personnes qui sont interpellées profondément lors d'un séjour à l'Abbaye par la beauté du chant grégorien, par l'architecture du monastère et par le simple témoignage de la vie des moines.

 Raimundo Panikkar, dans Éloge du simple : le moine comme archétype universel 3, va jusqu'à parler du monachisme comme d'un « archétype humain ». Cette dimension constitutive du monachisme explique selon lui sa présence dans presque toutes les grandes traditions spirituelles d'Orient et d'Occident. Selon Emanuele Bargellini, o.s.b., le monachisme renvoie à une « composante structurale de l'anthropologie : attention à la profondeur, à l'essentiel, à la recherche de l'au-delà des apparences, à cette dimension que, dans le langage courant, nous appelons la dimension contemplative de l'existence ou le regard sapientiel de l'existence » 4.

      

La question du retrait :
couple et communauté
 


 Certains objecteront que le retrait du monde symbolisé par la clôture distingue le moine des autres baptisés. Leurs contacts avec l'extérieur sont ciblés, non par refus de la réalité, mais par la volonté de bien centrer leur vie dans la relation au Christ et aux frères. Les moines creusent en eux un espace pour accueillir le frère, l'hôte et le monde dans l'écoute et dans la prière. La distance rend possible la présence; il en est de même pour le silence qui favorise une meilleure communication.

 La vie amoureuse suppose aussi une solitude afin d'éviter le piège de la relation fusionnelle. Je me centre sur moi sous le regard aimant de Dieu pour accueillir la personne aimée. Je fais le ménage entre ce qui m'appartient et ce qui tient de l'autre. J'évite ainsi de projeter mes désirs et mes frustrations dans mon proche, qu'il soit le conjoint, l'enfant, l'ami ou le collègue de travail. En outre, alors que dans un monastère, l'unité en Dieu se vit par la communion dans la communauté; dans le couple, l'unité en Dieu se vit dans l'union amoureuse.

 Dès lors la solitude est incontournable. Le chrétien est celui qui est dans le monde tout en ne l'étant pas, comme nous le rappelle l'évangéliste Jean. Donc, la différence entre un moine et un baptisé en serait davantage une de degré que de nature.

Une communauté monastique élargie 


  

 Si toute personne est ainsi appelée à se faire moine, c'est-à-dire à unifier sa vie en Dieu dans l'union aux autres, seulement quelques-uns répondent par l'engagement dans une monastère. Cette différence posée, nous sommes à même de mieux saisir la complémentarité entre les moines dans un monastère et les moines au coeur de la cité que nous sommes tous appelés à être.

 Les fréquentants et les Amis de l'Abbaye, les oblats et les moines partagent tous une même quête de Dieu et l'option de configurer leur vie au Christ. Il est fascinant d'écouter les personnes parler de leur relation à l'Abbaye et aux moines. Que de belles histoires!  Plusieurs y ont vécu un tournant dans leur vie; d'autres viennent périodiquement s'y ressourcer et se recentrer. Certains reproduisent dans leur vie des traits de la vie du monastère, en particulier la Liturgie des Heures, la lectio divina, des temps de silence, la simplicité volontaire, l'hospitalité, etc. Toutes ces personnes partagent des valeurs qui puisent leur source à la Règle de saint Benoît et à une longue tradition monastique.

 Dès lors, les moines du dedans et les moines du dehors sont en relation de solidarité. Les personnes qui gravitent autour des moines ne doivent pas être perçus comme des appendices ou comme des bénéficiaires ou de pourvoyeurs, mais comme des personnes solidaires dans leur marche vers Dieu. Comme l'affirme Pellegrini, le moine a besoin des fidèles qui gravitent autour du monastère pour être à même de porter le monde dans sa prière. Les fidèles associés au monastère ont besoin de ce lieu privilégié pour se recentrer et remplir de manière adéquate leur mission dans le monde.

 

 Une voie dvangélisation privilégiée 


 Dans le contexte actuel de perte de mémoire de l'expérience religieuse et de privatisation de la vie spirituelle, l'Abbaye constitue un  lieu privilégié d'évangélisation. Évangéliser est un processus qui part de l'accueil, de l'écoute, du dialogue et de l'interpellation pour éventuellement atteindre son sommet dans l'incorporation à la communauté ecclésiale.

 Les abbayes sont des incubateurs d'unification intérieure et, par conséquent, de la relation à Dieu. Selon dom Anselm Grün, o.s.b., les Bénédictins doivent « annoncer », contre des courant moralisants, une spiritualité mystagogique, c'est-à-dire une spiritualité qui mène à l'expérience de Dieu et qui invite également à une sincère rencontre avec soi »5. La conversion des moeurs découle de la rencontre du Christ vivant qui elle-même passe par une expérience d'intériorité.

 En outre, chaque moine au coeur de la cité devient, par son témoignage et par sa prière, un catalyseur de l'expérience de Dieu, un poumon bénédictin par delà la clôture monastique. Sa vie est invitation à creuser en soi pour y chercher le trésor caché qui y a enfoui Dieu.

 Il y a donc entre les moines de l'Abbaye et le moines au coeur du monde des différences importantes - en témoigne le petit nombre de moines -, mais elles sont dans l'ordre des moyens. La même quête de l'unité en Dieu et le même zèle pour le frère et la soeur font de nous des personnes solidaires.

_______________________________________

1. Pierre Miquel, o.s.b., La voie monastique, Abbaye de Bellefontaine, 1986, p. 21.

2. Denis Huerre, o.s.b., » L'anthropologie de la Règle de saint Benoît : une proposition pour un début de siècle », dans Collectanea Cisterciensia, no 64, 2002, p. 181.

3. Raimundo Panikkar, Éloge du simple : le moine comme archétype universel, Albin Michel, 1995.

4. Emanuele Bargellini, o.s.b., « Oblati e monaci, quale cammino per il futuro? » dabs Nibacu e ibkatu : Camminare insiene, Edizioni scritti monastici, Abbazia di Praglia, 1997, p. 70.

5. Anselm Grün, o.s.b., Le trésor intérieur, Éditions Fidélité, 2004, p. 63.     

 Saint Basile, fondateur d'une communauté pour laquelle il rédigea des Règles, décrit la vie du chrétien comme « monotrope ». Toute sa vie tend vers un but unique : [t]ous les chrétiens qui vient dans l'unité peuvent être appelés moines ». Comme la plante recherche le soleil par tropisme, nous sommes programmés de façon à chercher notre unité en Dieu.




Les monastères
 Lieux d'accueil -- Espaces de silence

   Texte publié dans la revue "L'Amis de Saint-Benoît-du-Lac".
 Été 2003-No102 





 COMMENT COMPRENDRE L'ENGOUEMENT actuel pour les monastères au Québec et ailleurs dans le monde? Les délais d'attente pour un séjour de fin de semaine à l'Abbaye Saint-Benoît-du-Lac sont de trois à quatre semaines, voire davantage pour les femmes. Les 450 places de l'église abbatiale ne suffisent pas les dimanches d'été; en semaine, la nef est remplie. Pourtant les célébrations sont beaucoup plus longues et moins animées qu'en paroisse. L'hôtellerie de l'abbaye accueille des hôtes pour plus de 2 500 séjours par an. 

 Ces dernières années, le monastère a augmenté sa capacité d'accueil, mais la demande est trop grande. La présence de jeunes et la diversité de la provenance sociale des hôtes surprennent. À l'occasion d'une conférence sur la spiritualité bénédictine prononcée devant le Club Rotary de Sherbrooke, je fus étonné de ce que presque toutes les personnes présentes – une cinquantaine – étaient déjà allée à l'abbaye pour une visite, un séjour à l'hôtellerie ou pour une célébration. Il y a là une fascination pour ces chercheurs de Dieu que sont les moines. 

 La vie bénédictine déborde les clôtures des monastères. Aux cinquante moines de l'abbaye, il faut ajouter les 200 oblats bénédictins associés au monastère. Ces hommes et ces femmes s'engagent à vivre la spiritualité bénédictine dans leur vie d'époux, de parents, de travailleurs et de citoyens.

 La famille inclus aussi les 2 000 amis de Saint-Benoît qui ont contribué de manière déterminante à la croissance de l'abbaye et qui valorisent la prière et la fraternité en communion avec la communauté. Il faudrait ajouter tous ces fréquentants de l'abbaye qui ont aménagé un petit monastère dans leur cœur pour être sel du monde dans leur quotidien. L'influence de la spiritualité bénédictine est très grande dans le monde anglo-saxon, comme en témoignent le nombre d'oblats et les nombreux best-sellers sur la spiritualité bénédictine et la vie laïque, notamment les oeuvres de Esther de Wall, Norvene West, Joan Chittister o.s.b. et Kathleen Norris. N'oublions pas que le monachisme a été dans ses origines un mouvement de laïcs engagés à vivre radicalement l'Évangile. Les prêtres furent accueillis avec prudence, car on craignait que ne s'établissent des rapports de classes entre les moines qui vivaient en frères égaux, peu importe leur origine sociale. 

 Quel est le secret de la recette de la potion magique bénédictine? L'expérience dure depuis plus de 1 500 ans et elle demeure toujours aussi vivante ( ils sont 8 000 bénédictins dans le monde) alors que la fréquentation des églises est en baisse continue. Pourtant, à plusieurs égards, le style de vie des moines semble aller à l'encontre de grandes valeurs de notre société: le silence et l'écoute dans un monde pollué de bruits extérieurs et intérieurs; la stabilité et l'équilibre dans un monde où tout change et où les contrastes sont recherchés; enfin l'obéissance et l'humilité dans un monde de compétition.  




 Lcoute et le silenc





 Combien de temps passons-nous dans le silence durant une semaine? La musique nous est souvent imposée dans le centre commercial, au centre de conditionnement physique ou au bureau. Le cellulaire s'est déjà imposé dans plusieurs pays d'Europe. Des gens semblent parler seuls en déambulant dans la rue! Le bruit envahit la vie intérieure à un point tel que certaines personnes doivent utiliser une musique douce pour se mettre en prière. Dans les rares moments de silence extérieur, les bruits intérieurs prennent la relève. Nous ruminons continuellement. Ne sommes-nous pas presque toujours absents à ce que nous vivons? 

 Si la spiritualité est cet espace qui rend possible la rencontre avec moi-même, avec l'autre, avec la nature et avec le Seigneur, la culture du bruit freine le développement, d'une vie intérieure. D'ailleurs, la règle du silence est celle qui pose le plus de problème aux hôtes qui fréquentent les monastères. Heureusement que le chant apaise et facilite l'entrée en silence. 



 La stabilité et l'équilibre  


 

 Nous vivons dans un monde de durées courtes. La fidélité se butte au provisoire. L'engagement à perpétuité dans une petite vie avec ses horaires réguliers, ses quatre heures de prière commune, les études, le travail manuel, les mêmes frères, les rares sorties et surtout le vœu de rester dans le monastère toute sa vie, voilà qui contraste avec notre monde. La culture de l'Éphémère a pour effet de réduire l'entrée de jeunes moines; cependant la rareté est moins grande dans plusieurs ordres contemplatifs que dans le clergé diocésain et chez plusieurs congrégations religieuses en voie de disparition. Plusieurs abbayes américaines ont même dû procéder ces dernière années à des agrandissements afin de répondre à la demande. La diminution du nombre de fils de saint Benoît dans les monastères s'accompagne d'une hausse de fidèles qui configurent leur vie à la lumière de la Règle bénédictine. Oblat(e)s, amis de Saint Benoît et fréquentants contribuent à insuffler vie et espérance dans la traversée du désert que nous vivons. 

 Le caractère répétitif de la vie monastique questionne notre culture qui valorise les expériences fortes. Le contraste n'est-il pas la condition du plaisir? Lors d'un séjour à l'Abbaye Saint-Benoît-du-Lac, j'ai été fortement interpellé par deux jeunes dans la vingtaine. À la sortie du premier repas au réfectoire, un des jeunes affirma capoter. Il était troublé par le synchronisme des gestes de la prière et du repas. Le deuxième attribua ce sentiment d'étrangeté au fait qu'ils ne vient pas dans un monde ordonné. Le lendemain, le jeune, ébranlé, m'avoua qu'il prenait le pli et que le milieu lui plaisait de plus en plus. Le troisième jour, lors de son départ, il estimait avoir vécu, malgré lui, un tournant qu'il reconnaissait déjà comme étant significatif. Il avait entretenu jusque-là un lien direct avec le Seigneur. L'Église ne lui disait rien. Il s'était dit au départ qu'il n'assisterait pas aux offices. Bizarre! Le jeune a participé à tous les offices (dont laudes et vêpres en latin), sauf les vigiles de 5h05 le matin. Il a réservé pour un autre séjour le mois suivant. L'horaire ferait-il le moine? Le jeune faisait la découverte d'une vie équilibrée et il ressentait maintenant l'exigence de reproduire l'expérience une autre fois au monastère. Peut-être sera-t-il amené à implanter une stabilité dans son propre quotidien et un équilibre entre le temps du travail, de la prière et du loisir? 


 
 L'obéissance et l'humilité 



 Dans notre monde, il nous faut ne dépendre que de soi, être des toughs. Chacun joue au tarzan qui essaie de monter plus haut que les autres dans l'arbre de la compétition. Nos départements de psychiatrie et les bureaux de psychologues sont remplis de personnes au moi dégonflé. Dans une culture où l'autonomie est une valeur fondamentale, des moines vivent en communauté dans l'obéissance à un autre homme qu'ils ont élu pour la vie comme leur Abbé et aux exigences de la vie fraternelle vécue dans la charité. C'est le Père Abbé qui autorise des personnes, pourtant adultes, à sortir du monastère et qui les affecte à des tâches en fonction des besoins de la communauté. En contrepartie, le Père Abbé a le très difficile devoir d'écoute. 

 Qu'est-ce que l'humilité? C'est tout simplement ne pas se prendre pour un dieu, c'est de s'assumer dans ses fragilités et dans son besoin d'être éclairé par l'autre. Nous sommes invités à vivre continuellement sous le regard aimant de Dieu – ce qui est apaisant – et à nous rendre disponible à faire non pas selon notre propre volonté, mais selon ce que Dieu attend de lui. L'obéissance confère une grande disponibilité. Il ne fait pas une chose en se disant qu'il préférerait en faire une autre – ce que Esther de Wall appelle le renoncement à la différence. En plus nous nous reconnaissons comme des personnes qui peuvent se tromper et qui tirent avantage des conseils des autres – pour les moines, il s'agit du Père Abbé; pour nous, il s'agit de la personne aimée, d'un ami ou d'une personne qui nous accompagne spirituellement. Combien de fois le simple fait d'avouer à une autre personne nos angoisses nous aide? En plus, l'autre voit des choses que je ne vois pas, surtout quand les émotions montent. Enfin, la personne humble se fait discrète et parle peu, ce qi lui permet de faire de la place pour s'accueillir elle-même et pour accueillir les autres. 

 La dissonance entre le monde actuel et la spiritualité bénédictine constitue justement sa force. La priorité donnée à l'écoute de l'Autre, à l'humilité, à la stabilité et à la simplicité ouvre une voie de bonheur aux chercheurs de sens engagés dans le monde. Le monastère a le mérite de nous faire découvrir à travers une expérience forte et contrastante des chemins de simplicité et de joie que nous pouvons aménager dans nos quotidiens. 




 Yvan Cloutier oblat o.s.b.






       Ces textes sont tirés de la revue :

 "L'Ami de Saint-Benoît-du-Lac"

 Pour recevoir cette revue, devenir membre des 
Amis de saint Benoît, visitez le site :

 
http://www.amis-st-benoit.qc.ca/amis.html

 Cette revue se fait l'écho des activités de l'association et veut contribuer au ressourcement spirituel des Amis par la publication de conférences et d'écrits variés.



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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 17:28

 

 

 

 

      Extraits  de la Revue

 l'Ami de Saint-Benoît-du-Lac 

 

 

   

 Lpriorité de lcoute

 

«Dieu lui-même nous le demand

 

Texte publié dans la revue "L'Amis de Saint-Benoît-du-Lac".
Hiver 2006-No107  
 

   

 

 

 «Écoute,ô mon fils, l'enseignement du maître, et incline l'oreille de ton coeur; reçoit volontiers les conseils d'un père qui t'aime, et mets-les en pratique [...]» «Écoute» est le premier mot de la Règle de saint Benoît (écrite entre 530-560), Benoît ne centre pas d'abord l'expérience spirituelle sur l'écoute de soi, comme le font plusieurs auteurs d'aujourd'hui, mais sur l'écoute d'un Dieu qui me parle. Que dit Benoît et que penser de cette priorité de l'écoute de l'Autre dans la vie spirituelle? 

 

 

 Que nous dit Benoît 

 
 Benoît ne formule pas un souhait, mais un ordre, un commandement à quelqu'un qui a déjà fait le pas de s'engager dans le monastère comme école du service du Seigneur (Prol 45), D'où l'usage de l'impératif.

 Cette écoute ne se limite pas à la compréhension intellectuelle, ni aux simples émotions, mais à l'engagement de toute la personne, ce qu'indique clairement Benoît:«incline l'oreille de ton coeur».

 Qui faut-il écouter? Il est mention du «fils» et d'un disciple ou d'un apprenant, ce qui renvoie à un Père et à un «maître». Qui est ce Père-Maître? Il ne s'agit pas de Dieu le Père, mais du Fils, de Jésus-Christ, conformément à la christologie antique qui voyait dans le Christ un Père.

 Enfin, il nous faut accueillir librement (libenter) les conseils et les mettre en pratique avec efficacité. La qualité de notre réponse à l'appel de Dieu dépend de la qualité de notre écoute. 

 
 Pourquoi la priorité de lcout
 

 Parmi les raisons qui peuvent justifier la priorité de l'écoute, nous en retenons trois: Dieu lui-même nous le demande; ne pouvant pas voir Dieu, nous ne pouvons que l'écouter et l'écoute constitue la voie la plus efficace, la plus facile et la plus agréable.

 
 Dieu nous demande de l'écouter  
 
 Benoît puise dans l'Ancien Testament, en particulier dans la littérature sapientielle (surtout les Proverbes 1:8,4:1, 10,20, 6:20). Ainsi «Écoute-moi, mon fils, accueille mes paroles, et tu vivras pendant beaucoup d'années» Pr.4,10). Il reprend le commandement clé pour tout juif, le fameux Shema Israel : «Écoute Israël : Yahvé notre Dieu est le seul Yahvé (6:4).Tout découle de la Parole. Dans le premier récit de la création, Dieu dit et il fait. Il dicte à Moïse la loi. Dieu parle aussi par les prophètes. Jean commence son évangile en qualifiant Dieu de Verbe (Logos) : « Le Verbe s'est fait chair ».
 
 Un Dieu qu'on ne peut pas voir 
 

 La spiritualité juive refuse de nommer Dieu et de le représenter.Dieu est toujours par delà la représentation, l'image, que j'en fais. Pourquoi cette interdiction? Il nous faut éviter de ramener Dieu à soi et de passer à côté de lui : ce qui est l'idôlatrie. D'ailleurs le Dieu d'Israël ne dévoile jamais son visage. La vision de Dieu ne sera accordée qu'en sa présence à la fin des temps.

 Dieu a certes pris chair grâce au Christ qui constitue pour chacun de nous le modèle par excellence. Les Évangiles nous le présentent en action avec des attidudes (colère, pitié, tendresse, etc.) et des réponses apportées dans des situations concrètes. Mais qu'en est-il de ce visage? Il nous échappe comme en témoignent la diversité et l'incompatibilité entre les nombreux portraits que les artistes nous ont présentés de Jésus. Qui de Gibson ou de Pasolini ou de Zeffirelli a raison? Il y a surtout que Jésus se présente comme la Voie, le Chemin, vers un autre que Lui : le Père. Donc, il nous faut aller en passant par Jésus par delà Jésus vers le Père.

 Ainsi le chrétien n'est pas à l'abri de l'idolâtrie. Il lui faut se tenir à l'écoute, maintenir une ouverture, consentir à accueillir une autre expérience de Dieu qui est le Tout-Autre. Le processus est le même que dans nos rapports avec les personnes que nous aimons: nous nous devons d'éviter de les enfermer dans une image et d'être toujours à l'écoute de ce qu'ils peuvent nous dire d'eux par delà les mots et les gestes. 

 
                                                 Lcoute :
   une voie efficace, plus facile et plus agréable
 
 

 L'écoute est la condition première de toute vie chrétienne. Il ne peut y avoir de primauté de l'Amour si je n'ai pas d'abord entendu cet amour dans mon coeur. L'écoute - qui suppose le silence - crée l'espace qui rend possible l'action de l'Eprit du Seigneur en moi et permet de saisir la volonté du Père.

 Saint Benoît a fait de l'écoute à clé de toute sa Règle.  L'écoute débouche ainsi sur l'obéissance. Le mot latin obedire (prêter l'oreille), obaudire ou ausculaire. Le silence, la simplicité et l'équilibre sont des moyens pour favoriser l'écoute. Enfin l'hospitalité est accueil de l'hôte qui est le Christ.

 Quand Yahvé ordonne d'écouter, il accompagne ce commandement d'une promesse d'efficacité et de bonheur : « ce qui t'apportera bonheur et fécondité, dans un pays où ruissellent le lait et le miel, comme te l'a promis le Seigneur, le Dieu de tes pères».(Dt 6:3). Donc l'écoute, en nous évitant de passer à côté de Dieu et en lui laissant la gouverne, est  la voie la plus efficace pour entrer déjà en ce monde dans le Royaume de Dieu. Enfin l'écoute rend agréable notre cheminement comme apprenant à l'école du service du Seigneur parce que cette Parole est une parole amoureuse. Elle est celle d'un Père qui nous aime dans nos fragilités.   

 
 Une Application : La Lectio Divin
 

 La priorité de l'écoute dans la spiralité bénédictine trouve sa plus belle expression dans la lectio divina qui constitue un des plus beaux trésors de la spiritualité bénédictine qui met l'accent sur le premier moment de la lectio, «la lecture», qui conditionne les autres étapes qui sont : méditation, prière et contemplation.

 La tentation est toujours forte de me projeter rapidement dans la Parole de Dieu. De petits trucs peuvent nous aider à bien ouvrir nos volets, à bien nous laisser saisir par Dieu. Certains utilisent deux traductions d'une même péricope de la Bible. D'autres recourent à un commentaire du texte biblique choisi. H.Nouwen suggère de lire le texte avant de se coucher et de reprendre ce texte le lendemain matin; ce qui favorise la pénétration de la Parole dans les couches profondes de la personne. La lectio divina partagée porte mon attention sur d'autres aspects de la Parole. Il convient de suivre une séquence (missel, évangile, etc.) et d'éviter ainsi de choisir la lecture en fonction de mon humeur ou de ce que je veux entendre de Dieu. Enfin l'accompagnement spirituel favorise une grande ouverture.




 
    La stabilité Bénédictine

  Texte publié dans la revue "L'Amis de Saint-Benoît-du-Lac".
Été 2005-No106
 

 

 

 Trouver un gyroscope dans un monde fo
 

 Stabilité, Obéisssance et Conversion des Moeurs.

 

  Voilà les trois engagements d'un bénédictin qui, dans les temps que nous vivons, constituent un défi.

  Pour un laïc, comment trouver la stabilité face à un monde qui nous semble de plus en plus chaotique? En ouvrant la télé, nous sommes confrontés à une société qui semble avoir perdu le nord. Que pouvons apprendre de la spiritualité bénédictine pour nous aider; nous laïcs engagés dans le monde, à trouver une espèce de gyroscope dans le but de stabiliser notre vie et de lui apporter une mesure de sérénité?

  Comment la Règle de saint Benoît peut-elle nous amener à mieux réagir face à des évènements comme celui du 11 septembre 2001 ou le tsunami plus récent? Comment mettre de l'ordre dans une vie qui semble dirigée par des forces hors de notre contrôle?

 

 Une lampe qui ne s'éteint jamai

 

  Saint Benoît de Nursie est né il y a environ 1500 ans. L'ordre, qui porte son nom, compte parmi les plus anciens dans l'Église. En y réfléchissant, les évènements de ces 1500 ans font pâlir un peu l'attentat du 11 septembre et le tsunami. en fait, cette période a connu des épidémies, des guerres, des persécutions et des perturbations qui ont tué des millions d'innocents. Et ça continue : Le Rwanda, le Soudan, l'Irak. À chaque jour les médias nous présentent le spectacle presque apocalyptique d'un monde clairement en détresse. Mettons-nous à l'écoute de saint Benoît, ce maître de sagesse.

 

 Stabilité : du cloître à la rue..

 

  Nous ne pouvons pas tous devenir moine pour trouver la stabilité. Nous devons à Dieu de vivre, du mieux que nous pouvons, notre état de vie comme parents, comme travailleurs, et tout simplement comme témoins de notre foi par l'application quotidienne de la volonté de Dieu dans nos vies. Mais nous pouvons tous faire appel au moine intérieur qui vit caché en chacun de nous!

  Tout comme les moines veillent sur la lampe qui éclaire nos ténèbres, nous aussi nous pouvons participer à cette vigile avec nos frères cloîtrés afin de rassurer ceux qui cherchent et afin que Dieu les aime et les mènent vers la vie éternelle. Pour le laïc engagé, il s'agit en premier temps de se ressourcer avec la Règle afin d'y retrouver les balises nécessaires pour créer son propre «cloître intérieur».

 

             Stabilité :
     un gyroscoppour un monde turbulan

 

  Tout d'abord, définissons la «stabilité». Est-ce que la stabilité veut dire ne jamais sortir de chez soi, ne jamais assepter qu'on perturbe notre petit train-train quotidien? Ne jamais accepter des défis? Certes non! Nous ne porrions jamais vivre de cette façon notre vocation de chrétien engagé.

  Le pilote qui navigue un avion à l'aveugle dans une tempête dépend d'instruments gyroscopiques pour maintenir la stabilité de son appareil. De même, le chrétien engagé doit s'équiper d'un gyroscope lui permettant de traverser les tempêtes inévitables de la vie. Cela implique un consentement face à des situations inévitables, et encore plus, une très grande soumission à la volonté de Dieu, car dans cette obéissance se trouve la clef de la vraie liberté.

  Lorsque nous adoptons une attitude calme face aux situations angoissantes, nous devenons source de stabilité pour les autres, nous devenons leur gyrophare dans la mer houleuse. Mais pour y arriver, pour nourrir un comportement calme face au chaos, l'équilibre dans notre vie est essentiel. 

 
 Lquilibre : notre gyroscope dans la tempête   
 

 

  Pourquoi aujourd'hui tant de gens ont-ils besoin d'aide psychologique, voire de médicaments pour altérer leur humeur et pouvoir passer à travers leur journée? Le manque d'équilibre contribue pour une bonne part à leur souffrance.

  Bien appuyé sur une fondation équilibrée, il nous devient plus facile de traverser les perturbations inévitables. Notre gyroscope nous ramène alors à l'équilibre. Sans une vie équilibrée, nous sommes déportés d'une crise à une autre et, à la limite, nous perdons le contrôle. Une vie quotidienne encadrée dans de bonnes habitudes fournit de solides points de repère qui aident à mettre le cap chaque fois que notre vie est déstabilisée.

 

  Quels sont les éléments essentiels de l'équilibre? En voici quelques exemples :

1) Une alimentation saine avec des repas équilibrés aux heures convenables et au moins un repas par jour pris en famille pour les personnes qui vivent en famille.

2) Suffisamment de repos et d'exercice pour ressourcer le corps.

3) Répartition du temps dans la journée et dans la semaine entre les activités professionnelles, spirituelles, familiales et récréatives.

4) Une journée balisée par la prière.

5) Participation au minumum à la messe dominicale hebdomadaire.

6) Soumission à la volonté de Dieu et aux circonstances du moment lorsque les évènements sont hors de notre contrôle.

  Dans sa Règle saint Benoît revient souvent sur le thème de l'équilibre. Certains éléments ci-hauts mentionnés s'y retrouvent. Ils sont certes adaptés à la vie contemplative mais ils sont tout aussi applicables à la vie dans le monde.

  Dans la vie, bien sûr des évènements perturberont l'équilibre : la nécessité de faire des heures supplémentaires au boulot, une crise familiale ou encore un des grands évènements de la vie (mariage, décès, achat d'une maison, etc.) Par contre ayant développé des habitudes saines, notre corps et notre moral seront plus en mesure d'abosorber ces coups tout comme un corps en santé guérit mieux qu'un corps négligé ou abusé. De plus, le corps et l'âme chercheront à retrouver l'équilibre habituel, cela consciemment ou inconsciemment.

  La personne en déséquilibre gère plus difficilement les grandes perturbations. Souvent les crises s'enchaînent pour culminer dans une toxicomanie ou dans une dépendance médicamenteuse, quand ce n'est pas dans la dépression. La réalité du «burnout» est beaucoup trop commune de nos jours.

  La personne équilibrée réalise que la crise est passagère. Elle s'ajuste et retourne rapidement à son équilibre habituel une fois que la tempête est calmée. La personne en déséquilibre ne peut retourner à un état d'équilibe dont elle n'a jamais fait l'expérience. La personne équilibrée avec une vie centrée sur le Christ se nourrit de l'espérance qui lui donne le courage pour surmonter les défis. Sans l'espérance notre calendrier des saints serait très dépouillé car elle a animé chacun des saints qui ne sont connus que de Dieu.

  La Règle de saint Benoît est un riche trésor de méthodes pratiques pour se rapprocher de Dieu et pour goûter déjà ici dans notre vie l'union mystique avec Lui qui nous attend à la fin des temps. Benoît nous propose des mesures concrètes dans une section sur les instruments des bonnes oeuvres. Il nous propose aussi des règles de bonne conduite pour la vie en communauté, règles qui peuvent être adaptées, assez bien à la vie familiale et à notre vie professionnelle.

 
 Prier sans cess
 

  Du point de vue de la vie contemplative, nous avons bien sûr la prière, sans laquelle il est absolument impossible de se ressourcer spirituellement. L'Office divin ou la liturgie des heures à l'avantage de bien baliser notre quotidien avec des prières ajustées aux grands pôles de la journée. Cette prière facilite la transition entre chaque phase de la journée, laissant les problèmes du bureau au bureau, les problèmes domestiques à la maison, et permettant de faire le point sur notre journée avant le sommeil. 

  Mais peu importe la forme de prière que nous adoptons, c'est l'asquisition de bonnes habitudes, et non la formule magique, qui nous consuit vers la stabilité. Acquérir une stabilité par l'équilibre, par contre, doit nécessairement passer par la prière continue. Il faut que chaque jour une partie de la journée soit mise de côté pour écouter Dieu et dialoguer avec Lui et pour que chaque tâche de notre journée devienne une offrande à Dieu. Ces moments privilégiés avec Dieu nous ressourcent, même dans nos pires moments. 

 
 La vigile de l'espoi
 

  Mère Térèsa, qui oeuvrait avec des gens parmi les plus démunis du monde, disait que sans sans la prière, elle n'aurait pas été en mesure de faire face à la misère devant elle jour après jour. La Règle nous fait voir que le coeur de la stabilité est une vie centrée sur le Christ, source de tous nos espoirs. En priant sans cesse, comme nous y invite saint Benoît, nous participons à la grande Vigile de l'espoir qui nous permet de bâtir une fondatin de stabilité, en commençant par nous-mêmes et nos familles.

Priez! Espérez! Vivez!

 

  Michel Gammon, Oblat bénédictin 

 
     Ces textes sont tirés de la revue :

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  • : Définir l'oblature bénédictine. celle-ci désigne le regroupement d'un groupe d'oblats et oblates à un monastère particulier. C'est ainsi que l'on parle de l'oblature de Saint-Benoît-du-Lac.
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