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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 23:06

 

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PAIX 

 

 

 Église Abbatiale 



 

 


 

                                                                         

 
 

 

 

Confier au Seigneur
                   vos  peines,
         vos  louanges,
   vos  demandes,    
Vos 
remerciements.
 



 





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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:06

 

 

 

 

  

 

Bienvenue sur le site du
Secrétariat Oblatures Bénédictines



 
Cliquez sur l'image pour visiter le site




 Lumen Gentium


C onsacre un chapitre à la sainteté pour tous.

Les laïcs retrouvent toute leur place dans la vie de l’Église et l’engagement spirituel reste un élément essentiel dans la vie du chrétien.
 
Aujourd’hui, ne sommes nous pas attendus sur le terrain d’une pastorale spirituelle pour laquelle les Oblats de nos Monastères peuvent être de véritables acteurs ?

 
(cf.texte d'un moine de Ligugé)
 

" Cliquez sur le logo"

 


       Sous la rubrique les informations:


Du
  Secrétariat des Oblatures Bénédictines


V

ous y trouverez les Lettres transmisent périodiquement par le SOB selon le calendrier suivant:

   D
ernière lettre en date de décembre 2009 
 

  
                                
 
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 16:11

 

 

 

 2016

 

 

 

   Rencontre des oblat(e)s

 

PRINTEMPS

 

Ceux de la région, au monastère: samedi à déterminer

À Montréal: dimanche à déterminer                  
À Québec:  À déterminer            

 

 

 

AUTOMNE

À Montréal: dimanche à déterminer                            

 

À Québec:    À déterminer                                

 

Ceux de la région, au Monastère samedi à déterminer                            
_____________________________
 

Formule de participation pour la rencontre
des oblat(e)s à l’abbaye,

 

 

 Juin 2016           

             

 

 

Moment de l’arrivée :

 

     Le vendredi 10 juin                 

 

  pour le dîner  ( )
  pour le souper ( )

 

 

Le samedi 11 juin  

 

pour le dîner  ( )
pour le souper ( )

 

 

 Le dimanche 12 juin 

 

 

Moment du départ

 

Le dimanche 12 juin  ( )

 

 

 

 

Nom:_________________________________________

 

 

 

N.B. Toutes les réservations passent par moi. Ne pas téléphoner à l'hôtellerie ou à la Villa.

 

 

 

 P. Richard Gagné, osb.    


                  

 

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 23:38
 

 

 

OBLATION  

 

 

 

Rituel de l'oblation
Le verset 116 du psaume 118 est utilisé pour s'offrir au  Seigneur. 

Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai. Que  je ne sois pas confondu dans mon attente.

 Reçois-moi, Seigneur, tel que je suis, 


 

 Tel que tu m'as voulu dans tes desseins éternels, avant que je sois formé dans le sein de ma mère. Si tu ne me reçois pas comme je suis, impossible pour moi d'aller jusqu'à toi. Tu parais loin, Seigneur. Me recevoir veut dire "Viens à moi, car je ne puis aller à toi de mes propres forces". Oui, montre-toi de plus en plus proche. Reçois-moi parce que je frappe à la porte. Entends ma voix. Ouvre-moi ta porte pour que j'entre chez toi. Prends ton repas avec moi et moi avec toi. 

 

 Reçois-moi avec mes faiblesses, mon passé.  

 

 Reçois-moi aujourd'hui avec le don que je fais de moi-même. Reçois-moi demain et après demain; reçois-moi quand je t'oublierai, car toi tu ne m'oublies pas. Reçois-moi au moment de quitter ce monde; reçois-moi aux noces de l'Agneau avec Abraham et tous les saints pour partager la coupe du vin nouveau. 

 

 Reçois-moi selon ta parole.

 

 Tu me reçois parce que tu t'es lié à moi, selon ta Parole, ton Verbe qui a pris une nature humaine semblable à la mienne. Tu me reçois pour me conformer à ce Verbe. Plus je dévore ta Parole plus elle fait ma joie et les délices de mon coeur. Parole transformante, exigeante, en laquelle je trouve mon plaisir. N'ôte pas de ma bouche ta parole de vérité. Rappelle-toi ta Parole en me recevant dans tes demeures éternelles où ton Verbe dialogue avec toi dans l'amour de l'Esprit. 

 

 Si tu me reçois, je vivrai. 

 

 Tu me reçois pour que je vive non pas hors de toi mais de toi et en toi. Car à quoi me servirait d'être reçu pour être déçu? Reçois-moi pour que je vive en ta présence, pour que je m'efface devant tes grandeurs et pour mieux les contempler. tu me reçois dès ici-bas pour que je vive de la table de ta Parole et de ton Corps. Enivre-moi de ton Sang, pour que ton Esprit m'inspire comment mieux vivre.

 

 Ne me confonds pas dans mon tente.  

 

   Aurai-je encore des attentes après que tu m'auras reçu? Même si tu me reçois, même si tu me caches dans le creux de ta main, purifie mes attentes. Car je puis me tromper: attendre ce que tu donnes, et non qui tu es. Dans cette attente, que je reste vigilant comme un serviteur qui guette le retour de son maître. Car ils sont aussi tes serviteurs ceux qui restent vigilants pour t'attendre. Si je m'endors, au moment où j'entendrai le cri: "Voici l'époux" que ma lampe reste allumée, car ta Parole est une lampe, sur mes pas. Service attentif, paisible, joyeux, patient. Attente qui attend, mais attente qui enfin reçoit. Je t'attends pour te recevoir; je te reçois pour être capable de continuer à t'attendre.

              Reçois-moi dans mon attente.
    Attends-moi pour que je ne sois pas confondu.
 
                      Amen 

 

 

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Température à Saint-Benoît-du-Lac

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 00:37
STATUTS-DES-OBLAT-E-S.jpg

 

 Ces statuts ont pour objectif de : 



 

-Définir l'oblat, l'oblature et l'oblation,

-Préciser les liens et obligations réciproques qui unissent l'oblat à son monastère.

-Caractériser la vie en oblature.

-Situer l'oblature dans l'Église.

Il est entendu que ces statuts sont vécus par les oblats selon la tradition propre à chaque monastère.


 

CHAPITRE 1

 L'oblat, l'oblature, l'oblation 


 

1) L'oblat : 


A
ppelé par Dieu à vivre l'Évangile selon l'esprit de saint Benoît, tel qu'il s'incarne dans sa règle, tout chrétien peut se lier par l'oblature à un monastère bénédictin.


 

2) Par oblature, on entend :

 
-D'une façon générale, l'institution des oblats bénédictins,

-D'une façon plus précise, l'oblature de tel monastère, 

C'est-à-dire l'ensemble des oblats de ce monastère.


3) L'oblation :

    
C'est l'acte par lequel un chrétien s'offre à Dieu et devient membre d'une communauté monastique d'une façon réelle, mais pas au même titre que les moines.

Cette offrande n'est pas un voeu, mais signifie la volonté

D'approfondir son sens et son amour de Dieu par  une conversion poursuivie la vie durant.


 

4) Admission à l'oblature : 

  
Tous les monastères de moines et de moniales sont
habilités à recevoir des oblats et des oblates laïques ainsi que des prêtres.

Peut devenir oblat d'un monastère tout fidèle dont la maturité spirituelle, au jugement de l'Abbé et de son délégué, lui permet de peser la gravité de cette démarche.


On ne peut appartenir simultanément à deux associations de fidèles.
 


 

5) Les étapes de l'oblature :

   
La demande d'un chrétien à devenir oblat suppose des liens spirituels sérieux existants déjà avec le monastère auquel il désire appartenir.

Une période de formation précède l'oblation.

Le début en est marqué par un rite d'admission.

Durant ce temps de formation, le futur oblat doit approfondir sa vie chrétienne. Pour cela il s'imprègne de l'esprit de la Règle de saint Benoît par les moyens jugés les meilleurs par la personne responsable des oblats et lui-même ( lecture, étude, parrainage, réunion, etc...)

Ce temps de formation dure en principe une année. Il pourra être abrégé ou prolongé au jugement de l'abbé ou de son délégué, afin que l'oblation s'accomplisse dans les meilleures conditions.


 

6) Liturgie d'oblation :

   
La probation achevée, le futur oblat écrira sa charte et fera son oblation selon la formule du rituel du monastère. Elle sera reçue par l'abbé ou son délégué.

Elle s'accomplit normalement en présence de la famille monastique représentée au moins par quelques moines et oblats.

L'oblation a lieu de préférence pendant la messe pour souligner son union à l'offrande du Christ et de l'Église.

Les chartes d'oblation sont conservées au monastère. Les noms des oblats sont inscrits sur un registre. Un document est remis à chacun témoignant de son engagement.


 

7) L'oblation fait de l'oblat un membre de la famille monastique : 
 
Les moines deviennent ses frères et lui se considère comme témoin de la vie monastique dans le monde. L'abbé du monastère devient son père et l'oblat a envers lui un e confiance filiale.
 
Ce lien aide l'oblat à prendre davantage conscience de ses responsabilités humaines (familiales, professionnelles, sociales, etc...) et chrétiennes (ecclésiales et paroissiales) et n'entraîne pas de la part de l'abbé une juridiction. 

 

 

CHAPITRE 11
 L'oblat et le monastère 
 
 

 

8) Liens réciproques :
 
    Le monastère, toujours fidèle à sa vocation propre qui est d'affirmer le primat de Dieu, de manifester le Christ et la puissance de son esprit et de rappeler le caractère eschatologique de la vocation chrétienne, assure à chaque oblat :
  - la  participation à la vie de prière et  
    d'offrande  des  moines,
  - une formation  doctrinale et spirituelle surtout
     durant
  le temps de probation,
  - une direction spirituelle dans la mesure où il le
    désire,
  - la possessibilité de contacts avec le
     monastère :
    séjours, retraites et récollections, bulletin ou
     lettre
périodique, etc...
 
  Le monastère prend conscience de l'élargis-sement de la famille monastique par l'oblature dont la Communauté tout entière se sent respondable. L'Abbé délègue un moine au service des oblats. Informés de la vie de l'oblature, les moines sont ouverts aux valeurs que peuvent apporter les oblats.

9) L'oblat se sent étroitement solidaire
de sa famille monastique.
 

Cette solidarité se traduit :
 

- d'abord par la prière pour les moines et par une attitude
- par l'intérêt porté à la vie du monastère,à ses joies et à  ses peines, à sa place et à ses travaux dans l'Église  d'aujourd'hui. Cet intérêt s'étend à l'Ordre Monastique  tout entier;
- par une aide effective selon les circonstances, les possibilités et les compétences de chacun.
d'offrande sans cesse renouvelée de sa vie à Dieu en  union avec la consécration des moines;

10) Fraternité entre oblats d'un même monastère :
 
    L' oblature établit entre les oblats des liens de fraternité. Les relations de filiation avec un même monastère font naître entre ses membres des affinités. Celles-ci peuvent s'exprimer dans des réunions communes, où les oblats prient et progressent ensemble dans l'esprit de leur oblature.

11) Fraternité entre oblats de divers monastères : 

    La répartition géographique des oblats de divers monastères est si variée qu'elle peut donner l'occasion aux oblats d'une même ville ou d'une même région de se connaître et d'avoir des réunions et récollections animées par un père de l'un ou l'autre monastère.


12) Les foyers oblats : 

    D'un même monastère ou de divers monastère gagneront  beaucoup à mettre en commun leur expérience pour faire fructifier en eux, dans l'esprit de leur oblature, la grâce du sacrement de mariage.


13) Les prêtres oblats : 
   
De par leur formation et leur activité sacerdotale, auront peut-être avantage à se retrouver ensemble avec un Père selon leur désir et possibilité.
 

 
CHAPITRE 111
 
La vie en oblature  

14) Comme à tout baptisé :
 
   Membre du peuple de Dieu, s'adresse à l'oblat l'appel universel à la sainteté. C'est en communion avec sa famille monastique et en entrant dans l'esprit de la Règle de saint Benoît qu'il vivra l'unique Évangile et réalisera le dessein de Dieu sur lui.
  L'oblat, fils de saint Benoît, a entendu l'appel à la «conversion du coeur». Toute sa vie doit être une ion vers Dieu, «une recherche de Dieu». Elle acquiert ainsi un caractère filial, un caractère pascal et elle témoigne de la présence du Royaume dès ici-bas.  

15) L'oblat «ne préfère rien à l'amour du  Christ» :

A l'imitation du Christ tourné vers le Père, il veut que sa vie entière se déroule en présence de Dieu, créateur qu'il révère, Maître aimé dont il écoute la voix, pour s'imprégner de ses enseignements et lui obéir avec joie, à qui il veut rendre gloire, même dans les affaires les plus matérielles, Père avec qui il veut habiter et sur qui il compte en toutes circonstances. Animé de l'esprit de foi, l'oblat trouve le Christ en tout homme. En ses actes, l'oblat s'efforce de chercher Dieu.  


16) Sa vie filiale et fraternelle : 
se trouve réalisée à la perfection dans la participation au Mystère eucharistique, vrai centre de toute la vie chrétienne, «source par excellence de la sanctification des hommes dans le christ et de la glorification de Dieu». 
 

 CARACTÈRE FILIAL : ESPRIT DE PRIÈRE  

 

17) L'oblat désire mettre en pratique :
 
  Autant qu'il lui est possible, le précepte du Seigneur : «Priez sans cesse», cherchant à faire de toute sa vie une prière. Il sait cependant que pour tendre à la prière continuelle, il est indispensable de consacrer des instants privilégiés à la prière : prière personnelle et silencieuse, qui trouve dans la prière liturgique célébrée en union avec son monastère et avec toute l'Église, à la fois l'expression la plus parfaite, le stimulant et l'aliment le plus substantiel. 
 

 

18) La mesure et la forme :

  De cette participation à l'office divin ne sauraient être codifiées uniformément pour tous. Suivant ses conditions de vie et son attrait personnel, chacun pourra choisir avec le conseil de son père spirituel :

- une partie de l'Office, tel qu'il est célébré au monastère,
- une partie de l'Office selon une répartition différente et
- un Office abrégé.
- le psautier utilisé plus librement.
  L'oblat sait que sa participation à la liturgie a toujours pour but de promouvoir, d'entretenir et d'approfondir sa prière continuelle.
 

 

 
19) Cette vie de prière : 
 
  Requiert l'écoute assidue de la Parole de Dieu.
Aussi l'oblat s'applique-t-il à la «lecture divine» (1)
dont l'importance est soulignée par toute la tradition monastique.
  Cette lecture porte sur la Sainte Écriture, inséparable de l'interprétation qu'en a donnée la Tradition : les Pères, les documents pontificaux et conciliaires et les meilleurs auteurs spirituels, anciens et modernes. La Règle de saint Benoît et ses commentaires ont une place privilégiée parmi les lectures de l'oblat.

(1) Nous traduisons ainsi le terme traditionnel de «Lectio divina».

 

 
20) Cette vie de prière :
 
  Est favorisée par un indispensable climat de silence, qui est à la fois communication avec Dieu et avec le prochain et dépend moins des conditions extérieures que d'une aptitude à écouter Dieu.

 

 VIE PASCALE - JOYEUSE PÉNITENCE  

 

21)Toute vie chrétienne est une vie pascale : 

   Le baptême nous ensevelit dans la mort du Christ pour ressusciter avec Lui et vivre à Dieu (Rom 6,1-11).

    C'est en étant par la foi étroitement associé au Christ dans son Mystère pascal, que l'oblat réalise la conversion de son coeur.
 

 

 
22)Cette vie pascale est décrite par la règle:
 
  Comme «une ascèse spirituelle». Dans la réalisation quotidienne, elle apparaît à l'oblat comme un combat contre les forces du mal agissantes en lui-même et dans le monde. Elle se manifeste dans la recherche constante de la volonté de Dieu en esprit d'obéissance; elle engendre un véritable esprit de pauvreté qui n'est pas mépris mais liberté spirituelle à l'égard des biens extérieurs et intérieurs.
 

 

23) Pour l'oblat :
 
  cette ascèse s'identifie avec l'esprit de pénitence pour la réparation de ses péchés et de ceux du monde entier.
Cette pénitence, dont il ne néglige pas les actes extérieurs, prend toute sa valeur personnelle et ecclésiale dans la participation au sacrement de Pénitence.
 

 

24) L'ascèse bénédictine :
  se caractérise aussi par la «discrétion». (2)  Inspirée par l'amour, elle ne vise qu'à l'accroissement de l'amour. Elle s'exerce toujours dans un climat de joie et de paix, «le coeur dilaté» et ne pèse jamais sur l'entourage de l'oblat.

    (2) La « discrétion » telle que l'entendent les anciens auteurs ascétiques, c'est-à-dire le discernement dans l'application de l'ascèse à sa propre vie.

 


25) Cette ascèse :
 
Telle que saint Benoît la propose à ses fils, se trouve parfaitement résumée dans les douze degrés d' humilité. Enracinée dans la foi en la transcendance de Dieu Amour, elle entretient le souvenir de sa présence, entraîne une attitude d'obéissance aimante à sa volonté, de patience et de magnanimité dans l'adversité, engendre l'esprit de pauvreté et s'épanouit dans la «charité parfaite». Par surcroît elle procure l'épanouissement de cette sagesse que saint Benoît associe volontiers à l'humilité.» 

 


  

 PRÉSENCE DU ROYAUME DÈS ICI-BAS 

 


26) C'est dans le monde :
 
Et par toute activité humaine que l'oblat poursuit sa recherche de Dieu et peut être à la fois signe eu Royaume et ferment de vie divine.
 
  À la lumière de l'Évangile et de la Règle, le fils de saint Benoît allie une profonde estime de toutes les valeurs d'ici-bas et le discernement qui lui permet d'ordonner leur usage à l'avènement du Royaume.

 


27) Si l'oblat :
 
Se trouve appelé à renoncer à certains biens positifs, à certaines valeurs réelles, en aucun cas il ne saurait y avoir mépris du monde ou attitude purement négative, mais dépassement en vue du Royaume.

 


  

28) Selon son état, l'oblat :
 
considère l'esprit de pauvreté et de charité comme des signes et une anticipation de la vie future.

 


29) Cette recherche de Dieu :
 
  Dans toute vie se traduit positivement par une vie fraternelle, aux actes et aux attitudes bien définis par la Règle : le respect, l'obéissance mutuelle et surtout le service; le tout étant soumis à un ordre à un ordre générateur d'harmonie et de paix. Réaliste, elle s'ouvre à tous les hommes et les porte dans sa prière. Elle est miséricorde pour les faiblesses et soutien dans les difficultés. Conformément à la tradition monastique, l'oblat pratique l'accueil, surtout envers les déshérités, les étrangers, luttant contre tous les préjugés et cloisonnements de race, de classe et d'éducation.

 


30) «Nous espérons n'avoir rien établi
de pénible ni d'accablant» :

  Mais si quelque chose te paraît un peu sévère, garde-toi bien de fuir. Dans la mesure où l'on progresse dans la vertu et dans la foi, le coeur se dilate et, avec une inexprimable douceur d'amour, on se met à courir dans la voie des volontés divines...Ainsi participant à la Croix du Christ, on a part à la gloire de son Royaume». (Prologue de la Règle)
 
  Fort de cette confiance en la grâce du Christ Ressuscité, l'oblat prolonge dans le monde la vie de son monastère, glorifie Dieu avec toute l'Église. Il devient pour son prochain, par son optimisme fort, porteur de la joie de de la paix du Christ. 

 


31) Avec son charisme particulier :

  L'oblature se propose de rendre ses membres «parfaits dans le Christ» (Col 1,28).
Elle se ditue au coeur même de la vie de l'Église et participe à sa contemplation et à sa mission. Elle rappelle la primauté des valeurs chrétiennes dont les monastères portent le témoignage spécial dans l'Église.
 
  Chaque oblat est particulièrement réceptif aux appels
de l'Esprit, aux orientaions et consignes données par la hiérarchie, et, disponible pour toutes les tâches qui s'offrent au chrétien «à la mesure du don du Christ» (Eph 4,7) dans le monde d'aujourd'hui.
 
  Même dans la vie la plus silencieuse et la plus obscure, comme celle de sa famille monastique, il peut coopérer pleinement à la mission salutaire de l'Église comme témoin et instrument vivant.

 

 



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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 23:50

 Biographie de Saint Benoît

 

St-Benoit--neuvaine-.jpg

 

 

 

 

Saint Benoît de Nursie,

Patriarche des moines d'Occident,

Saint Patron de l'Europe

 

Fête le 11 juillet

 

« Quand tu entreprends une bonne action, demande lui par une très instante prière qu’il la parachève. Alors celui qui a daigné nous compter au nombre de ses fils n’aura pas un jour à s’attrister de nos mauvaises actions. » (Saint Benoît)

 

C'était un jeune noble de Nursie en Ombrie. A 15 ans, on l'envoie à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice. Rome est terrible aux âmes pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles et politiques. Benoît s'enfuit, car c'est "Dieu seul" qu'il cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre. Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu. Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté. Les moines d'un monastère voisin l'invitent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les sanctifier et les réformer. Ils en sont décontenancés et tentent de l'empoisonner. Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés viennent le rejoindre. Il les organise en prieuré et c'est ainsi que va naître la Règle bénédictine. La jalousie d'un prêtre les en chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin qui deviendra le premier monastère bénédictin. Il y mourra la même année que sa soeur Sainte Scholastique. Emportées au Moyen Age d'une manière assez frauduleuse, leurs reliques sont désormais sur les bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenu Saint Benoît sur Loire-45730. Saint patron de l'Europe: "Messager de paix,  fondateur de la vie monastique en Occident... Lui et ses fils avec la Croix, le livre et la charrue, apporteront le progrès chrétien aux populations s'étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l'Irlande aux plaines de Pologne" (Paul VI 1964)

 

       Père du monachisme, patron de l'Europe

 

La catéchèse de l'audience générale Place St.Pierre, le 9 avril 2008, en présence de 20.000 personnes, a été consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie, "le père du monachisme occidental, dont la vie et les oeuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de Saint Grégoire le Grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir "de la nuit ténébreuse de l'histoire", d'une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l'empire romain. Son oeuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l'unité politique il favorisa la naissance d'une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent". "Benoît naquit vers 480 dans une famille aisée qui l'envoya étudier à Rome. Mais avant de les avoir terminées, il gagna une communauté monastique dans les Abruzzes. Trois ans plus tard il gagnait une grotte de Subiaco dans laquelle il vécut isolé trois ans...résistant aux habituelles tentations humaines comme l'auto-affirmation de soi et le nombrilisme, la sensualité, la colère et la vengeance. Sa conviction -a précisé le Saint-Père- était que seul après avoir dominé ces épreuves" il aurait été en mesure d'aider autrui. En 529, Benoît fonda l'ordre monastique qui porte son nom et se transporta à Montecassino, site élevé et visible de loin. "Selon saint Grégoire, ce choix symbolique voulait dire que si la vie monastique trouve sa raison d'être dans l'isolement, le monastère a également une fonction publique dans la vie de l'Eglise comme de la société". Toute l'existence de Benoît de Nursie, a dit le Pape, "est imprégnée de la  prière, qui fut le fondement de son oeuvre, car sans elle il n'y a pas expérience de Dieu. Son intériorité n'était cependant pas détachée de la réalité et, dans l'inquiétude et la confusion de son temps, Benoît vivait sous le regard de Dieu, tourné vers lui, tout en étant attentif aux devoirs quotidiens envers les besoins concrets des gens". Il mourut en 547 et sa règle donne des conseils qui, au-delà des moines, sont utiles pour qui chemine vers Dieu."Par sa mesure, son humanité et son clair discernement entre l'essentiel et le secondaire en matière spirituelle, ce texte reste éclairant jusqu'à nos jours". En 1964 Paul VI fit de Benoît le saint patron de l'Europe, de ce continent qui, profondément blessé car "à peine sorti de deux guerres et de deux idéologies tragiques, était à la recherche d'une nouvelle identité. Pour forger une nouvelle unité stable les moyens politiques, économiques et juridiques sont importants. Mais il faut trouver un renouveau éthique et spirituel tiré des racines chrétiennes de l'Europe. Sans cette lymphe vitale, l'homme reste exposé au danger de succomber à la vieille tentation de se racheter tout seul...ce qui est que la vielle utopie du XX siècle européen...qui a provoqué un recul sans précédent dans un histoire humaine déjà tourmenté".

   

Une neuvaine est une prière offerte à une intention particulière, répétée neuf jours de suite. Prière en laquelle nous demandons l'intercession d'un Saint, de la Bienheureuse Vierge Marie, ou adressée directement à Dieu, qui répond aux appels du Christ Jésus : "Demandez, et l'on vous donnera... frappez, et l'on vous ouvrira..." (Mat. 7,7 - Luc 11,9) ; "Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez" (Mat. 21,22) ; "Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai" (Jean 14,13) ; "Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom" (Jean 16,23). Les témoignages abondent en toute l'histoire de l'Église, qui montrent que Dieu se laisse toucher par cette forme de prière.

vers 547

 

 Neuvaine à Saint Benoît

 

 Premier jour :
 

Seigneur tu m'as donné la vie. Soutiens-moi et assiste-moi chaque jour pour que j'apprenne à toujours mieux te connaître, t'aimer, te servir. Je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.

Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.
 
Deuxième jour :

Seigneur, tu es mon Père. Tu m'appelles, Tu m'invites à partager avec Toi la vie qui ne finira pas, où il n'y aura plus ni larmes ni souffrance ni mort. Seigneur, fortifie ma foi en ta promesse, je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.

Troisième jour :

Seigneur, tu as mis en mon âme la connaissance du bien. Rends-moi attentifs à l'appel du Bien, de la Vérité, de la Justice, de la Paix, de l'Amour. Aide-moi à résister à ce qui est mal, je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.

Quatrième jour :
 
Père, pour nous arracher au pouvoir du mal tu as envoyé ton Fils unique conçu de l'Esprit-Saint, né de la Vierge Marie. Il a été crucifié mais le troisième jour Il est ressuscité nous donnant ainsi le gage de notre propre résurrection. Seigneur, que cette certitude illumine chaque jour ma vie terrestre, je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.

Cinquième jour :
 
Jésus, tu as promis à ton Église l'assistance de l'Esprit-Saint affirmant que "les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre elle". Seigneur assiste ton Église, son chef suprême, notre Saint Père le Pape et tous ceux qui sont en communion avec lui pour le bien de tous. Père, aide-moi à rester fidèle à l'Église du Christ et à ta sainte Parole révélée par Jésus, je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.
 
Sixième jour :

Je suis bien faible, Seigneur, je sais pourtant que malgré mes fautes, mes péchés, tu m'aimes toujours d'un amour infini et ton grand désir est de me voir revenir à toi, pour me pardonner, car tu es mon Père rempli d'amour et de miséricorde. Accorde-moi je t'en supplie de ne jamais douter ni désespérer de ta miséricorde et de ton amour, je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.
 
Septième jour :
 
Mystère de foi et d'amour : Jésus est toujours présent parmi nous vivant et vrai avec son corps ressuscité, comme il s'est montré à ses Apôtres. Oui, Jésus est là vivant au Saint Sacrement de l'autel, dans l'hostie consacrée. Seigneur, mets en mon âme cette certitude et donne-moi le grand désir de te recevoir dignement dans la communion, toi Jésus, le pain de vie pour mon âme. Je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.

 Huitième jour :

Jésus, tu as toujours accueilli avec tant d'amour les petits, les faibles, les humbles, les malades, les pécheurs. Aide-moi, Seigneur, à être accueillant, bon et généreux envers tous ceux que je rencontre et tous ceux qui souffrent, je te le demande par Saint Benoît. Par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous.
 
Neuvième jour :

Tout au long de sa vie terrestre la Très Sainte Vierge Marie a été fidèle à sa mission de Mère du Rédempteur. Saint Benoît, tu avais une grande confiance en la Vierge Marie. Aide-moi à toujours mieux répondre à l'amour maternel, à la tendresse de Marie, notre Mère. Saint Benoît, avec Marie, prie pour moi et intercède auprès du Seigneur pour m'obtenir la grâce que je demande. Seigneur, par l'intercession de Saint Benoît, je te demande instamment de daigner m'accorder la grâce de ...

Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour moi.
Saint Benoît, intercède pour nous
.

  Prière à saint Benoît


Dieu,
qui a fait de saint Benoît un maître spirituel pour ceux qui apprennent à te servir, permets, nous t'en prions, que sans rien préférer à ton amour nous avancions d'un coeur libre sur les chemins de tes commandements. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 17:40

 

 
 BIOGRAPHIE  COMPARATIVE 

         
 ENTRE 
         

 

 THOMAS MERTON 

 

 

 

 

ET

 

 

 SAINT AUGUSTIN 

 

 

 

 " Voici que tu seras silencieux " 

 

    L’ américain Thomas Merton, né en France en 1915 et mort à Bangkok en 1968, est l’un des plus grands spirituels de ce 20e siècle. Moine trappiste mais aussi écrivain, poète, photographe, " pacifiste " engagé contre la bombe atomique, la guerre du Vietnam, le racisme, pionnier du dialogue interreligieux... il a su se rendre présent à tous les grands débats de son temps. Sa vie et son oeuvre soulignent l’importance du rôle d’un certain type de contemplatifs qui ne se dérobent pas aux appels du monde. Dès lors, comment aurait-il pu passer à côté d’un autre grand " contemplatif-actif " saint Augustin ? 

 

  En effet, il est évident que l’un et l’autre ont vécu les mêmes paradoxes. Chrétiens assidus à la vie de prière, ils furent désireux de se tenir en retrait mais furent néanmoins happés par les besoins de l’Eglise et du monde. Lecteurs insatiables d’une Parole de Dieu devenue nourriture personnelle, ils durent par nécessité devenir des auteurs prolixes (pas moins de 62 ouvrages pour Merton!). Hommes enfin soucieux de l’unité de la vie intérieure mais toujours tentés par la réponse à des appels extérieurs… On pourrait continuer pendant longtemps la liste surprenante de ces parallèles.  

 

    Dans l’un et l’autre cas, Merton et Augustin ont su allier une expression personnelle et la formulation des données fondamentales de la foi, la richesse d’une expérience vécue et sa reprise " théologique ", le sens du concret, de l’urgence et l’importance des visées de fond. 

 

  Pour ce qui nous concerne ici, nous nous limiterons à la mise en évidence de quelques aspects du rôle d’Augustin dans l’itinéraire de Merton . En effet, on peut dire que le grand saint occupe une place déterminante dans la conversion du trappiste, au point que le " modèle augustinien " semble inspirer le propre récit de Merton. Nous allons le voir à travers trois exemples précis. 

 

 La rencontre avec Bramachari 

 

    C’est en 1938, alors qu’il a eu jusque là une vie passablement agitée, que Merton rencontre le moine hindou Bramachari à New York. Il a alors 23 ans. Âme inquiète, la recherche religieuse est restée au centre de ses préoccupations. Mais selon lui, à l’époque, les chrétiens ne propagent que l’idée d’un Dieu " bruyant, dramatique, irascible, vague, jaloux et caché, objectivation de leurs propres désirs de leurs efforts et de leurs idéaux" Lorsqu’il achète le livre d’Etienne Gilson L’Esprit de la philosophie médiévale et qu’il découvre que son auteur est catholique, il est dégoûté. De sensibilité protestante, il se méfie en effet des catholiques. Ils lui font peur. Il interprète par ailleurs l’Ecriture à la lettre, un peu comme Augustin dans sa jeunesse. Il n’a pas encore découvert le mot de saint Paul " la lettre tue, l’esprit vivifie ". 

 

     Il éprouve quelque compréhension pour l’athéisme qui selon lui est une position exigeante et courageuse. Il reconnaîtra néanmoins que quelques chrétiens ont une conception intelligente de Dieu, qu’ils croient sincèrement en Lui. Mais il ne peut guère s’aventurer au delà de cette reconnaissance. Lorsqu’il fréquente l’église épiscopalienne où son père avait été organiste, c’est en cachette. 

 

  C’est dans ce contexte, par l’intermédaire d’amis que Merton rencontre Bramachari, moine hindou vivant aux Etats-Unis depuis cinq ans. Devenu docteur de l’université de Chicago, des clubs et des écoles l’invitaient à faire des conférences. Il vivait ainsi pauvrement, comptant sur la générosité de ses hôtes. Bramachari sentit très vite que le jeune Merton tatonnait pour trouver sa voie. Alors que Merton s’attendait à ce qu’il l’initie à la mystique hindoue, il l’invite à lire l’Imitation de Jésus Christ et les Confessions de saint Augustin ! 

 

  Merton, décontenancé par cette réponse, d’autant plus surprenante que Bramachari donnait peu de conseils, comprend alors "l’ironie" de sa demande : il s’était tourné vers l’Orient comme s’il n’y a avait rien dans la tradition mystique chrétienne. 

 

  Cette réponse apparemment insignifiante joue un rôle décisif pour Merton. Elle oriente sa destinée, comme la rencontre d’Ambroise pour Augustin à Milan. Venu en curieux écouter l’évêque, Augustin lui doit ses premiers pas dans la foi catholique, une symathie plus grande pour l’Eglise et une préparation à la lecture des écrits néo-platoniciens. 

 

Les fruits de la retraite à la trappe de Gethsémani 

 

   A l’automme 1940, alors qu’il est à New York, Merton n’a plus qu’un seul désir : entrer au noviciat des franciscains. Entre temps, il était en effet devenu catholique. Dan Walsh, un thomiste, collaborateur de Gilson et Maritain, dont il suit les cours à l’université, le traite d’" augustinien ". Pourtant Merton n’a pas encore lu saint Augustin ! A cette époque il prépare ses examens d’agrégation et c’est dans un cottage sur les collines d’Olean, pendant l’été 1938, " sous un pêcher, dans l’herbe haute " qu’il découvre les Confessions. 

 

    Puis, poussé par une sorte d’instinct, il rentre un jour dans l’église saint François-Xavier dans la 16e rue à New York, et là, en contemplant l’hostie que présente le prêtre, il prend la décision de devenir prêtre. Il commence désormais ses journées par la messe à l’église Notre Dame de la Guadeloupe. A cette époque, il lit aussi les Exercices spirituels de saint Ignace, donne des cours à l’Ecole de commerce de Columbia, travaille à des pojets de romans. 

 

  Lors de sa retraite à la Trappe de Gethsémani dans le Kentucky, il demande la grâce de devenir trappiste. Mais ce n’est qu’en rentrant qu’il refait le geste de saint Augustin, ouvrant la Bible au hasard pour y chercher une réponse à ses questions. Il y tombe sur Lc 1, 20. L’ange s’adresse à Zacharie, le père de Jean-Baptiste et lui dit : "Voici que tu seras silencieux ."

 

  Comme pour Merton, la Trappe est associée au silence, il a le sentiment que seul son entrée chez les Trappistes pourra lui apporter la paix. C’est effectivement là que le conduit Dieu. Hésitant sur la voie à suivre, il a donc refait le geste de la célèbre scène du jardin de Milan (Confessions VIII,7,16 à 12,30). Celui-ci lui permet de sortir définitivement des impasses et angoisses de sa jeunesse.
 

 

" Voici que tu seras silencieux "
La recherche de l'identité personnelle.   
  

 

  A la Trappe, avant d’être autorisé à écrire à nouveau, Merton ne lira plus que trois ou quatre livres en six ans, dont les Commentaires sur les psaumes d’Augustin. Bien des personnes ont constaté la profonde similitude entre le récit de Merton de sa conversion et le "modèle augustinien" : importance de l’Ecriture, des lieux, du récit de crises graduées d’événements qui se répètent plusieurs fois, le rejet du monde suite à la conversion, la volonté d’offrir son expérience personnelle comme un modèle pour les lecteurs... 

 Mais il y a sans doute plus. Augustin et Merton partagent une conception commune de l’homme, marquée par un conflit entre un moi extérieur, faux, soumis à toutes les tentations et un moi intérieur, qui seul est vrai. Si le moi se tourne vers l’extérieur, il subit une déperdition qui le fait moins être. Il déchoit, tend vers le néant, la souffrance, la mort spirituelle. C’est " l’aversio " qui s’oppose à la " conversio ", réorientation par le Christ vers la fin pour laquelle l’être est créé : Dieu. Aussi Merton insiste-t-il dans ses nombreux écrits sur la distance qui sépare l’homme de Dieu et des moyens pour retrouver cette proximité. Semences de contemplation en fournit une illustration :

"Afin de devenir moi-même, je dois cesser d’être ce que j’ai toujours cru que je voulais être. Afin de me trouver moi-même, je dois sortir de moi-même et afin de vivre, je dois mourir."

 

 Merton ne minimise pas l’idée de destinée personnelle et de vocation mais il souligne avant tout l’importance du recueillement pour pénétrer au plus profond de soi-même et de là aller vers Dieu. C’est là seule méthode si l’on est incapable de vraiment sortir de soi-même et de se donner à autrui dans un amour dépourvu d’égoïsme. Dans le recueillement, l’âme humaine ne s’occupe plus d’oeuvres extérieures. Elle agit de manière différente en se concentrant sur la contemplation intérieure. On retrouve ici de façon explicite la distinction opérée par Augustin entre l’intelligence pratique et l’intelligence spirituelle (De Trinitate XII). 

 

 Une dernière note de La Nuit privée d’étoiles permet de conclure sur l’importance du recueillement dans la société moderne :

" Le recueillement est davantage que le simple fait de rentrer en soi. Il met l’âme en contact avec Dieu dont l’invisible présence est une lumière pour celui qui voit toutes choses en elle et trouve aussi la paix en Lui et autour de Lui. "

 

 Certes, Merton n’a pas suivi Augustin en tout. Il insiste beaucoup plus sur la véritable place du contemplatif au coeur du monde. Il cherche finalement moins l’union à Dieu que des liens féconds entre amour et liberté. En d’autre termes, il se demande comment l’autonomie de l’homme moderne est compatible avec l’amour de Dieu. Mais le conseil de Bramachari, Merton ne l’a jamais oublié. 

 

 
                     

 

                     Jean- François PETIT
       Augustin de l’Assomption
 
               

 

 

OEUVRES

DE

Thomas Merton

 

 

Les Chemins de la Joie, (Thoughts in Solitude), Lib. Plon, Paris, 1961.

 

Direction Spirituelle et Méditation, (Spiritual Direction and Meditation), Ed. Albin Michel, Paris, 1962.

 

L'Exile s'achève dans la Gloire, (Exile ends in Glory), Desclée de Brouwer, Paris, 1955.

Foi et Violence, (Faith and Violence), Ed. de l'Epi,
Paris, 1963. 

 

 

 

Journal d'Asie, (The Asian Journal of Thomas Merton), Criterion, Paris, 1991.
 

 

Journal d'un Laïc, (The Secular Journal of Thomas Merton), Ed. Albin Michel, Paris, 1964.
 

 

La Manne du Désert, (Bread in the Wilderness), Ed. de l'Orante, Paris, 1954.
 

 

La Montée vers la Lumière,  (The Ascent to Truth), Ed. Albin Michel, Paris, 1958.
 

 

Mystique et Zen, (Mystics and Zen Masters), Ed. du Cerf, Paris, 1972.

 

Mystique et Zen, suivi de Journal d'Asies, (Mystics and Zen Masters & The Asian Journal), Albin Michel, Paris, 1995.

 

Le Nouvel Homme, (The New Man), Ed. du Seuil, Paris, 1969.

 

Nouvelles Semences de Contemplation, (New Seeds of Contemplation), Ed. du Seuil, Paris, 1963.

 

La Nuit Privée d'Étoiles, (The Seven Storey Mountain), Ed. Albin Michel, Paris, 1951.
 

 

Nul n'est une Ile, (No man is an Island), Ed. du Seuil, Paris, 1956.
 

 

Le Pain Vivant, (The Living Bread), Ed. Alsatia, Paris, 1957.

 

La Paix Monastique, (Monastic Peace), Ed. Albin Michel, Paris, 1961.

 

Prions les Psaumes, (Praying the Psalms), Paris, 1957.

 

 

Quelles sont ces Plaies? (What are these Wounds?), Desclée de Brouwer, Paris, 1953 

 

Questions Disputées, (Disputed Questions), Ed. Albin Michel, Paris, 1963.

 

                    Réflexions d'un Spectateur Coupable, (Conjectures of a Guilty Bystander), Ed. Albin Michel, Paris, 1970.

 

Le Retour au Silence, (Contemplation in a World of Action), Desclée de Brouwer, Paris, 1975.

 

Révolution Noire, (The Black Revolution), Ed. Casterman, Tournai, 1964.

 

La Sagesse du Désert, (The Wisdom of the Desert), Ed. Albin Michel, Paris, 1967.

 

Saint Bernard de Clairvaux, le Dernier des Pères, (The Last of the Fathers), Lib. Plon, Paris, 1954.
  

 

Semences de Contemplation, (Seeds of Contemplation), Ed. du Seuil, Paris, 1952.

 

Semences de Destruction, (Seeds of Destruction), Ed. Albin Michel, Paris, 1965.  

 

Le Signe de Jonas, (The Sign of Jonas), Ed. Albin Michel, Paris, 1955.

 

Silence dans le Ciel, (Silence in Heaven), Ed. B. Aerthaud, Paris, 1955.  

 

Aux Sources du Silence, (The Waters of Siloe), Desclée de Brouwer, Paris, 1952.

 

Le Temps des Fêtes, (Seasons of Celebration), Ed. Casterman, Tournai, 1968.  

 

Les Titans, (Behavior of Titans, Raids on the Unspeakable), Ed. du Seuil, Paris, 1971. 
 

 

Vie Cistercienne, (Cistercian Life), Abbaye de Timadeuc, Rohan, 1977. 
 

 

La Vie Contemplative est-elle Morte? (Contemplation in a World of Action), Paris, 1976. 
 

 

Vie et Sainteté, (Life and Holiness), Ed. du Seuil, Paris, 1966. 
 

 

La Vie Silencieuse, (The Silent Life), Ed. du Seuil, Paris, 1957.
  

 

Les Voies de la Vraie Prière, (The Climate of Monastic Prayer) Ed. du Cerf, Paris 1970. 

 

Zen, Tao et Nirvana, (Zen and the Birds of Appetite, The Way of Chuang-Tzu), Lib. Artheme Fayard, Paris, 1970. 


 

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 00:14
 

 

La Médaille de Saint Benoît

 

 

     St Benoît était le père de la vie monastique de l’ouest. Il naquit  Nurcia, en Italie, en 480. Au début de l’année 520, il fonda douze monastères dans la région de Subiaco. La fondation à Monte Cassino (529) devint le berceau de son Ordre. Sa soeur jumelle était Ste Scholastique. Benoît mourut le 21 mars, 542.

    St Benoît avait une vénération profonde pour la Sainte Croix et pour notre Sauveur crucifié. En vertu du Signe de la Croix il accomplit de nombreux miracles et exerça un grand pouvoir sur les esprits des ténèbres.

    En conséquence de la grande vénération dont St Benoît était l’objet au début du Moyen Age, une médaille fut frappée à son effigie. 
       Sa médaille a des pouvoirs exceptionnels contre les démons de l’Enfer.

    La médaille de St Benoît est un des Sacramentaux de l’Eglise. La valeur et le pouvoir de la Médaille doivent être attribués aux mérites du Christ Crucifié, aux prières efficaces de St Benoît, à la bénédiction de l’Eglise et spécialement à la foi et les saintes dispositions de la personne qui se sert de la médaille.

 

 

Médaille
 Face -------- Revers 
 
 
 
 
 

 

 
FACE
 
    La face de la médaille montre St Benoît tenant une croix dans une main et le livre des Règles de son Ordre dans l’autre. Il est encadré par ces mots: Crux Sancti Patris Benedicti (Croix du Saint Père Benoît).

    Sous ses pieds on peut lire: Ex S M Casino MDCCCLXXX (Du Saint Mont Cassino, 1880). A cette date, le Mont Casino obtint le droit exclusif de frapper cette médaille.
    Inscrits dans le cercle autour de Benoît sont les mots: Ejus in obitu nostro presentia muniamur (Que sa présence nous protège à l’heure de la mort).

 

REVERS

 

 

 

 

    C’est au revers de la médaille que la réelle puissance exorciste se révèle. Au centre se trouve la Croix. Benoît aimait la Croix et s’en servait pour chasser le démons.

    La barre verticale de la Croix comporte cinq lettres: C.S.S.M.L., voulant dire Crux Sacra Sit Mihi Lux (Que la sainte Croix soit ma lumière).

    La barre horizontale comporte aussi cinq lettres: N.D.S.M.D., voulant dire Non Draco Sit Mihi Dux (Que le dragon ne soit pas mon guide).

    Les quatre grandes lettres à l’angle de la Croix : C S P B représentent les mots Crux Sancti Patris Benedicti (La Croix du Saint Père Benoît).

    Dans la marge encerclant la croix, on peut lire à droite ces lettres: V.R.S.N.S.M.V., qui veulent dire Vade retro Satana; nunquam suade mihi vana (Arrière Satan!, Ne me tente pas avec des choses vaines).

    Et à gauche les lettres: S.M.Q.L.I.V.B., qui veulent dire Sunt mala quae libas; ipse venena bibas (La boisson que tu offres est empoisonnée; bois-la toi-même).

    Au haut de la marge est le mot PAX (Paix).

 

 

 

 

Usage

  Aucune façon spéciale de porter ou d’utiliser la Médaille n’est indiquée. Elle peut être portée autour du cou, attachée à un scapulaire ou au Rosaire ou simplement dans la poche.
  Souvent elle est placée dans les champs, les fondations des bâtiments ou accrochée dans les voitures pour obtenir la bénédiction de Dieu et la protection de Saint Benoît. Aucune prière particulière n’est prescrite, car le fait de la porter avec dévotion est déjà une prière silencieuse continuelle.

 

 

 On-line translation 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 17:09


 Chemid'intériorité 


                      
         
                      

 Le bénédictin Laurence Freeman  

 

  Méditation chrétienne du Québec compte déjà dix ans d'existence. Elle regroupe des personnes qui partagent un même attrait pour l'intériorité. Dans un monde souvent marqué par l'agitation et la superficialité, où l'argent et la consommation ont droit de cité et sont l'indice, pour certains, de bonheur facile, Méditation chrétienne du Québec invite plutôt au pélerinage intérieur, là où le coeur s'éveille à l'essentiel. C'est la chance de découvrir la vérité profonde de la vie, de s'ouvrir au centre de son être à cette présence capable de combler la quête de bonheur et de révéler notre véritable identité:«Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre coeur est inquiet tant qu'il ne repose pas en toi»

(Saint Augustin).

 

 

 Un maître spirituel  

  Il y a déjà dix ans que des personnes ont voulu partager à d'autres chercheurs de Dieu, au coeur de la tradition chrétienne, l'héritage reçu du Père John Main, moine bénédiction, décédé trop jeune en 1982, à Montréal. Avec Thomas Merton, Bede Griffiths, Mère Teresa et Jean Vanier, le Père John Main est considéré comme l'un des maîtres spirituels les plus importants du XXe siècle. Malgré son court passage au Canada de 1977 à 1982, il a marqué de son empreinte des centaines de personnes. Son influence s'y fait sentir encore aujourd'hui. Grâce à lui, à son enseignement encore bien vivant, des laïcs toujours plus nombreux découvrent un chemin de prière contemplative. 

 
    Depuis la disparition prématurée de Père John  Main, le Père Laurence Freeman, o.s.b., a pris la relève. La semence jetée en terre a produit un grand arbre. Il existe maintenant plus de 20 centres de méditation à travers le monde, fréquentés et animés en grande partie par des laïcs. Un vaste réseau de 1000 groupes de méditation, répartis dans plus de 35 pays, constitue une véritable communauté mondiale de la méditation chrétienne qui puise toujours son inspiration dans l'enseignement du Père John Main, ce maître de prière. 

 

 

 

 Au coeur de la tradition chrétienne  

 

 

  La méditation, telle qu'enseignée par le Père John Main, s'inscrit dans une longue tradition remontant aux premiers siècles du christianisme, jusqu'aux moines du désert, Il a puisé son inspiration première chez jean Cassien, un moine du IVe siècle, qui a exercé une influence considérable sur la vie monastique en Occident et de façon particulière sur saint Benoît. La pratique de la méditation chrétienne, telle que transmise par le Père John Main, met l'accent sur la reprise intérieure d'un mot sacré (le mot-prière qu'il recommande est MARANATHA, c'est-à-dire: «Viens, Seigneur Jésus»), par-delà toute pensée, sentiment ou image de Dieu. Plus qu'une technique, cette prière très dépouillée veut favoriser la prière du pauvre dont le coeur s'ouvre, dans sa pauvreté, au travail de l'amour de Dieu au plus intime.

 

 
    Par sa redécouverte et son actualisation de la prière contemplative, au coeur de la tradition chrétienne, le Père John Maine a eu un apport considérable. Il a le souci constant de mettre à la portée des laïcs de ce temps, si assoiffés d'une expérience spirituelle, un chemin de prière contemplative. Pour lui, «l'ouverture de notre coeur à la prière contemplative est aussi naturelle que l'éclosion d'une fleur. Pour qu'Une fleur s'ouvre et s'épanouisse, il faut seulement lui permettre d'être.»
 
    Il n'a cessé de partager cette intime conviction qu'après la réforme biblique, liturgique et catèchétique, l'Église, à la fin du XXe siècle, avait un urgent besoin de renouveau d'une prière contemplative. Par sa propre vie et son enseignement, le PèreJohn Main s'y est employé et a contribué à sa manière à la vitalité de l'Église. Grâce à lui, un trésor de la tradition spirituelle chrétienne, trop longtemps méconnu, a été mis en évidence. Depuis sa disparition, bien des personnes, renouvelées en profondeur par cette prière contemplative, ne cessent de partager ce qui leur a été donné un jour avec tant d'amour.

 

 

 Dans le monde francophone  


      À partir de 1960, Michelle Dubuc, une méditante de longue date, a senti dans son coeur l'appel à diffuser dans le monde francophone l'enseignement du Père John Maine,. Grâce à son initiative, il y a eu, depuis dix ans, traduction de divers documents, livres ou cassettes pour que la richesse de cet enseignement soit connu aussi d'un public francophone. Périodiquement, conférences ou retraites permettent de découvrir aussi cet enseignement de la méditation chrétienne. De plus, les personnes intéressées peuvent se joindre à un groupe de méditaion qui existe en quelques régions.

    Actuellement, Méditation chrétienne du Québec compte plus d'une quinzaine de groupes. Au secrétariat, une liste des groupes est disponible. Selon l'intérêt manifesté, des sessions d'initiation à la méditation chrétienne peuvent être organisées. Méditation chrétienne du Québec a obtenu sa reconnaissance légale en 1996 et possède un petit secrétariat sur le plateau Mont-Royal à Montréal, mais il n'y a pas de permanence à temps plein, Un bulletin d'information et de réflexion est publié deux fois par année. Méditation chrétienne du Québec fait partir de la Communauté mondiale de la méditation chrétienne qui a son secrétariat à Londres.

   Pour toute information: 


Méditation chrétienne du Québec


7400, boul. St.Laurent, suite 526 

 Montréal QC. 

Canada, H2R 2Y1  

   
Couriel:
medchre@bellnet.ca

  

 

 LA MÉDITATION CHRÉTIENNE 

selon l'approche de
John Main  
 
par Thomas Ryan, c.s.p. 

 

 



TraductioRobert Prud'homme /
illustrations Marielle Tardif  

 

  La méditation est le moyen le plus courant qu'ont employé, au cours de l'histoire, les gens à la recherche de Dieu dans leur quête pour dépasser les apparences superficielles et vraiment prendre contact avec l'Ultime Réalité. La méditation n'est pas un exercice intellectuel ayant pour but de maîtriser certains concepts à propos de Dieu. Son but n'est ni d'acquérir ni d'approfondir des connaissances spéculatives sur Dieu ou la Révélation. Plutôt que de chercher à connaître des choses à propos de Dieu par le moyen de mots, de pensées et d'images, le méditant ou la méditante cherche à vivre directement une expérience de Dieu à l'intérieur d'une foi aimante. 



La foi chrétienne en la présence de Dieu
qui nous habite


  Dans le Nouveau Testament, à l'Évangile de Jean, Jésus parle de la présence de Dieu qui nous habite: « Et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet pour être avec vous à jamais, l'Esprit de Vérité (...) Vous, vous le connaissez parce qu'il demeure avec vous et qu'il est en vous » (Jn 14,16-17). Et plus loin : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon père l'aimera et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure. » (14,23) L'invitation que nous fait Jésus est d'habiter en lui, et la promesse qu'il nous fait est qu'il habitera en nous. (Jn 15,4) Les Épîtres de Paul aussi font référence au « mystère du Christ », « ce mystère resté caché depuis des siècles et des générations », qui est « le Christ en vous » (Col 1,26-27).  

 

 

 Accéder à la présence divine en nous   

 

  Le type de prière, que nous appelons ici méditation, vient de la conviction qu'en plus de l'intelligence et de l'imagination qui sont des moyens courants pour entrer en contact avec Dieu, nous avons ce que la tradition chrétienne appelle « le coeur mystique ». C'est par ce moyen qu'il est possible de se sensibiliser à la présence divine en nous, d'approcher l'être de Dieu, quoique de façon partielle, loin des images et des concepts qui naturellement déforment la réalité de Dieu. Pour la plupart d'entre nous, ce « coeur mystique » en nous est à l'état latent ou peu développé. Une fois éveillé, il nous attire constamment vers Dieu.   


  Discerner la révélation de Dieu en tout   


   La tradition monastique chrétienne a développé une approche progressive pour éveiller le coeur mystique en nous et en venir à une connaissance expérientielle de Dieu. Cette approche est la Lectio Divina, qui est l'expression latine pour désigner la lecture des Écritures Saintes. La Lectio Divina permet de discerner les diverses façons qu'une parole de la Révélation divine peut nous toucher : par les Écritures, les paroles et exemples des autres, l'art et la nature. La « lecture » faite avec l'oeil intérieur nous remplit d'une nourriture solide (lectio). Il s'agit ensuite de « ruminer » cette parole, processus par lequel le mot va de l'esprit vers le coeur (meditatio). Une fois le coeur touché et ému par cette parole de la Révélation, il s'exhale en gratitude, amour et prière (oratio). Nous en arrivons alors à un état par lequel la réalité de ce mot, et sa source même, deviennent si profondément vécues que nous nous libérons de notre dépendance sur les pensées, les images ou les émotions qui se présentent. Nous nous abîmons simplement avec abandon dans l'étreinte du Dieu vivant en nous (contemplatio). Cette dernière étape de la Lectio aboutit donc à la contemplation.  


 La prière contemplative 

 

 Dans la contemplation, l'être dans sa totalité dit « oui » aux paroles de la Révélation et à Dieu. Il s'agit de la conscience que non seulement Dieu est proche ou présent, mais qu'il est infiniment présent en nous comme Source de notre être. Selon les mots de l'écrivain spirituel contemporain Thomas Merton: « La contemplation est une simple intuition de Dieu éveillée dans l'âme par Dieu et elle nous ouvre à une mystérieuse rencontre expérientielle avec Dieu, rencontre directe mais encore obscure. » Être éveillé à la perception de cette divine présence qui nous habite est le droit de tous les chrétiens et le développement naturel de la grâce du baptême. C'est après ce désir de communion intime avec le Divin, que soupirent nos coeurs.    


 La méthode de la méditation chrétienne   

 

  La méditation n'est pas de la contemplation dans son sens le plus strict, parce que la conscience contemplative est considérée comme un don de l'Esprit Saint. Plutôt, la méditation est une préparation à la contemplation. Elle est une façon de réduire l'hyperactivité de nos vies et elle conduit ainsi vers un état plus calme et plus réceptif dans lequel nous sommes plus disposés à recevoir le don de la contemplation. Aujourd'hui, la méditation chrétienne représente un retour ainsi qu'un renouvellement des enseignements de Jean Cassien (Ve siècle), de la pratique orientale de la « Prière de Jésus », de l'ouvrage classique Le nuage d'inconnaissance (XIVe siècle) ainsi que d'autres sources. Durant les années 70, le moine bénédictin John Main commença à regrouper les différents éléments dispersés de cette tradition, y mettant un certain ordre en vue d'une utilisation simple et pratique pour l'époque contemporaine. Voici les grandes lignes de la pratique de la méditation chrétienne selon la tradition et les enseignements de John Main.    


  Les enseignements essentiels 

 

      1. Trouver un endroit calme

     
      2. S'asseoir dans une position confortable, droite, détendue mais en restant alerte. Garder les yeux légèrement clos. Restez aussi immobile que possible. Silencieusement, intérieurement, commencer à dire un simple mot. Nous vous recommandons le mot sacré « Maranatha ». Répétez-le comme ceci: MA-RA-NA-THA, en quatre syllabes égales. Pour certains, il est plus facile de répéter le mot au rythme de leur respiration calme et régulière.

     3. Ne penser ou n'imaginer rien que ce soit, d'ordre spirituel ou autrement. Lorsque des pensées ou des images viennent et retiennent l'attention, retourner doucement au mot sacré.


     4. Méditer chaque matin et chaque soir pendant 20 à 30 minutes.
 
 


 

Centre étudiant Benoît-Lacroix 
2765,ch.Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B5

 

 

  Téléphone : (514) 341-4817
Télécopieur : (514) 735-7879

 

courriel : info@cebl.org

           www.cebl.org  

 


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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 16:37

               
                Historique de l'Abbaye

  L
’abbaye de Saint Benoît-du-Lac, fondée en 1912, compte une cinquantaine de moines qui vivent selon la règle monastique rédigée par saint Benoît, d’où leur nom de «Bénédictins». Retirés du monde, ils cherchent Dieu dans l’office liturgique, dans l’oraison nourrie par la méditation de l’Écriture et dans le travail quotidien, en communauté et sous la direction paternelle d’un abbé.
 

Les Origines

 

 
    En 1901, une loi civile anticléricale force les bénédictins de France à l’exil. Les moines de Saint-Wandrille, ayant trouvé un refuge précaire en Belgique, songent à s’établir au Canada. En 1912, le Père Dom Paul Vannier y est donc envoyé avec mission de préparer une place à la communauté. Avec l’approbation de l’évêque de Sherbrooke, il se porte acquéreur d’une ferme aux abords du lac Memphrémagog.

  Quelques postulants se présentent, et cinq moines français sont envoyés en renfort peu de temps avant la guerre, durant laquelle la petite communauté de Saint-Benoît-du-Lac reste isolée de son abbaye fondatrice. Le 30 novembre 1914, le Père Vannier se noie dans le lac, alors qu’il se rend à Magog en embarcation à moteur. La situation devient critique pour la jeune fondation et, à la fin de la guerre, l’abbaye-mère décide de mettre fin à l’expérience. Mais, pour demander le maintien de la fondation, Saint-Benoît-du-Lac envoie deux religieux en Europe qui, finalement, rentrent au pays avec une réponse favorable. La communauté de Saint-Wandrille, ayant pu quitter la Belgique et regagner la France, ne viendra jamais s’établir au Canada.

  En 1935, la fondation de Saint-Benoît-du-Lac est élevée au rang de prieuré conventuel, c’est-à-dire de maison autonome. Puis, en 1938, on décide de construire un monastère. Dom Paul Bellot, moine de l’abbaye de Solesmes et architecte réputé, accepte l’invitation de tracer les plans du nouvel édifice. Les bâtiments sont bénits le 11 juillet 1941.

  En 1944, Dom Georges Mercure est élu prieur, et devient le premier supérieur canadien.
 
 Le chant liturgique bénéficie de sa sollicitude; il s’occupe également des études et de l’affermissement de l’esprit monastique.


                      Des débuts difficiles 
  
 L
e 23 septembre 1952, le monastère est érigé en abbaye, et le Très Révérend Père Dom Odule Sylvain devient le premier abbé de Saint-Benoît-du-Lac.

  C’est durant son abbatiat de plus de 30 ans que sont construits, avec l’aide financière de nombreux amis laïcs, l’hôtellerie, le clocher et la crypte de l’église abbatiale. Les plans sont réalisés par Dom Claude-Marie Côté, moine architecte et disciple de Dom Bellot.

  Suivant la démission de Dom Sylvain pour des raisons de santé, le Très Révérend Père Dom Jacques Garneau est élu, le 13 juin 1983, deuxième abbé de Saint-Benoît-du-Lac. C’est sous son abbatiat que commencent, en 1990, les travaux de construction de l’église abbatiale, selon les plans de M. Dan Hanganu.

  Le 4 décembre 1994, jour du 82ème anniversaire de la fondation du monastère, la communauté entrait enfin dans cette nouvelle église pour en célébrer la Dédicace.

  Suite à la démission du Très Révérend Père Dom Jacques Garneau, un troisième abbé le R.P. Dom André Laberge né le 23 août 1940, profès le 27 mai 1962, prêtre le 19 juillet 1969 est élu Abbé le 20 mai 2006.


 

          Les années de maturité
  Disparue de France depuis la Révolution, la vie bénédictine y refleurit en 1833 par les soins de Dom Prosper Guéranger. Homme doué d’une foi profonde et d’un sens aigu des besoins de l’Église, il entreprend, avec le secours de Dieu, la restauration de la vie monastique dans l’ancien prieuré Saint-Pierre de Solesmes. Ayant regroupé de nombreux disciples, il peut, dès 1853, redonner vie à l’antique abbaye de Ligugé qui, à son tour, restaure l’abbaye de Saint-Wandrille en Normandie dont est issue l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac.

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Présentation

  • : Oblature de l'Abbaye de Saint Benoît-du-Lac
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  • : Définir l'oblature bénédictine. celle-ci désigne le regroupement d'un groupe d'oblats et oblates à un monastère particulier. C'est ainsi que l'on parle de l'oblature de Saint-Benoît-du-Lac.
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